Assurance habitation : 3 questions fréquentes sur le contrat MRH

Assurance habitation

Publié le : 30 novembre 20217 mins de lecture

L’assurance MRH propose la protection la plus complète pour une habitation. Bien qu’il dispose des garanties basiques et parfois communes à toutes les compagnies d’assurances, son contrat se présente également modulable, et ce, grâce à des options additionnelles de toute catégorie. Cela permet notamment d’optimiser le niveau des garanties. Mais que couvre réellement l’assurance MRH ? Découvrez à travers cette rubrique 3 questions fréquentes qui vous permettront d’en savoir plus sur l’assurance multirisque habitation.

1 Qu’est-ce que l’assurance MRH ?

Le contrat d’assurance MRH est le plus utilisé et d’ailleurs conseillé en assurance habitation. Il s’agit d’un contrat qui inclut de multiples garanties offrant une couverture complète à l’assuré. Cela dit, souscrire une assurance multirisque habitation vous donne la possibilité de protéger non seulement votre patrimoine immobilier, mais aussi mobilier. Elle inclut aussi la prise en compte de tous les biens personnels de l’assuré et sa responsabilité civile ainsi que celle de ses proches, dans le cas où des sinistres sont causés à un tiers. En fonction de l’établissement d’assurance choisie, l’assistance ou la protection juridique peuvent également être comprises.

Due à la pluralité d’offres disponibles sur tout le marché, vous pouvez rencontrer des difficultés lors de votre choix de nouvel assureur. Trouver l’assurance multirisque habitation adaptée à vos besoins peut donc devenir plus compliqué, même déroutant. Grâce à un comparateur en ligne, vous aurez la chance d’être accompagné dans toutes vos démarches de quête d’une assurance en ligne idéale pour votre maison. En passant par un outil comparatif, vous pouvez profiter de plusieurs avantages :

  • Gain considérable de temps : au lieu de vérifier toutes les compagnies un par un, vous avez les meilleures offres du marché en seulement quelques minutes ;
  • Accès aux tarifs les plus bas ;
  • Personnalisation des offres comparées, en fonction des caractéristiques de votre situation personnelle et de votre maison.

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2. L’assurance multirisque habitation est-elle obligatoire ?

À vrai dire la MRH est obligatoire pour quelques types d’occupants, sauf les propriétaires de maison individuelle.

Le locataire

L’article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 prévoit que le locataire est dans l’obligation de s’assurer contre les différents dommages dont il doit répliquer en sa qualité de locataire et d’en justifier pendant la remise des clés. La justification d’une telle assurance découle de la remise d’une attestation de l’assureur ou encore de son représentant au bailleur. La MRH permet de dédommager les sinistres issus d’explosions, d’incendies ou de dégâts des eaux. Quoi qu’il en soit, les sinistres dont peuvent être victimes les voisins ne sont pas ajoutés dans cette couverture et font sujet d’une tout autre garantie qui est la « garantie recours des voisins et des tiers ». Celle-ci demeure facultative, toutefois, vous devez noter qu’elle accompagne parfois la garantie responsabilité civile. La MRH ne concerne certainement pas :

  • Les habitations-foyers ou encore résidences autonomies ;
  • Les habitations saisonnières ;
  • Les habitations faisant l’affaire d’une convention avec l’État portant sur leurs modalités d’attribution et leurs conditions d’occupations ;
  • La sous-location ;
  • Les habitations de fonction.

Les colocataires

Chaque colocataire doit principalement être assuré pour ses propres sinistres. Toutefois, il est faisable de souscrire un unique contrat pour le compte de tous les colocataires. Bien évidemment, tous leurs noms doivent être mentionnés dans le contrat. Dans le cas où chaque colocataire s’assure individuellement, vous avez la possibilité de souscrire votre contrat auprès de la même compagnie d’assurance afin de simplifier les démarches. Si l’habitation en colocation est louée meublé, l’article 8-1 IV de la loi du 6 juillet 1989 permet aux différentes parties de prévoir la souscription d’une assurance pour un compte récupérable auprès des colocataires.

Le propriétaire

S’il s’agit d’une maison individuelle, l’assurance n’est point obligatoire. Cela dit, en cas de dommage, les frais issus des sinistres seront à votre charge. À l’inverse, si votre habitation fait partie d’une copropriété, vous avez l’obligation de souscrire à une assurance responsabilité civile, dans le cadre de la loi Alur de 2014. Néanmoins, une souscription à une MRH vous assurera que vos biens seront à la charge de votre assureur. Comme la responsabilité civile est comprise, les dommages matériels et corporels provoqués par le propriétaire et les individus bénéficiaires du contrat seront aussi couverts.

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3. Comment calculer la prime d’assurance ?

Afin de calculer la somme de votre prime, la compagnie se base sur un formulaire de déclaration de risques que vous devez remplir minutieusement. Divers paramètres entrent également en jeu lors du calcul :

  • Valeur des biens : il s’agit de la valeur des biens mobiliers et de l’habitation. S’ils sont sous-évalués, non seulement la prime sera moindre, mais votre indemnité sera proportionnellement minimisée en cas de dommage
  • Lieu de résidence : selon la région ou la ville, les sommes changent (risques d’inondations, de se faire cambrioler…)
  • La somme des franchises : plus la somme des franchises est importante, plus la somme de la prime est minime
  • Le statut : propriétaire ou locataire. Si vous êtes locataire, une partie du remboursement peut être versée par l’assureur de votre propriétaire. À condition que ce dernier soit assuré au titre d’un contrat Propriétaire non occupant

Tous les ans, la compagnie peut adapter ou réviser votre prime si une clause de révision est prévue dans le contrat. Selon la loi Châtel de 2008, la révision se déroule deux mois avant la date d’échéance du contrat. En vertu de la loi Hamon de 2015, vous pouvez réfuter la hausse et entreprendre une demande de résiliation du contrat dans les 15 jours qui suivent la réception de l’avis d’échéance. Cela, sans avoir à vous justifier auprès de la compagnie d’assurance.

Elle peut aussi appliquer une clause d’indexation : l’augmentation des garanties indexées et des primes est reliée à la progression d’un indice représentatif du surcroît des primes dans un domaine. Cet indice peut tout à fait s’apparenter à la considération de l’inflation entraînant une hausse du prix des matériaux de construction. Sachez que la mise en application de l’indice ou le changement des taxes d’assurance ne permet pas la résiliation du contrat pour hausse de prime.

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